Voici quelques clés pour accompagner son enfant et l’aider à accueillir, identifier et verbaliser ses émotions. Des pistes pour développer son intelligence émotionnelle et identifier ce qui se cache derrière les émotions.

1. Les bons réflexes:

Autoriser son enfant à vivre son émotion.

Gérer les émotions, çà commence par ne pas les réprimer. En effet, dire à son enfant qu’il n’y a pas de raison de pleurer revient à mettre un couvercle sur sa « poubelle émotionnelle ».

Donc, laisser un moment calme à votre enfant et lui laisser un espace pour s’exprimer. Sans jugement, sans pourquoi mais plutôt demander à son enfant ce qu’il se passe.

Aider son enfant à identifier son émotion.

  • Proposez lui plusieurs possibilités d’émotions avec une intensité différente : Tu es contrarié ? fâché ? vexé ? en colère ? furieux ?
  • Vous pouvez vous aider avec une roue des émotions, cela l’aidera à élargir son vocabulaire.

C’est intéressant de donner une note sur l’intensité de l’émotion (sur une échelle de 1 à 10), après avoir verbalisé et nommer son émotion. Ceci permet à l’enfant de se rendre compte de l’intensité de son émotion.

 

les synonymes des émotions pour aider à la description des émotions

Rassurez votre enfant.

Reconnaître son émotion sans jugement ni critique.

Exprimer à votre enfant qu’il est normal de ressentir ce qu’il ressent et que vous le comprenez.

Apprendre à son enfant à se connecter à son corps.

Lui demander où il ressent cette émotion dans son corps (cela peut déjà diminuer l’intensité émotionnelle).

Comment ? Que dire ?

    • Est-ce que tu te sens crispé ?
    • Est-ce que tu te sens tendu ?
    • Où est-ce que tu sens cette tension ?
    • Ta mâchoire est-elle serrée/tendue ?
    • Tes poings sont-ils serrés ?
    • As-tu comme une boule dans ta gorge ?
    • Est-ce que ton ventre est noué ?

Investir son corps permet de débrancher le mental qui a tendance à exacerber l’émotion inconfortable. Être à l’écoute de son corps toute sa vie permet d’entendre son corps chuchoter avant qu’il n’ait à crier 😉 C’est une bonne attitude à adopter dès le plus jeune âge !

Utiliser la LSE (libération de stress émotionnelle).

Si l’enfant est d’accord, toucher ses bosses frontales avec la main afin de diminuer l’intensité de son émotion (c’est neurologique et très efficace). En kinésiologie, nous utilisons ces points pour libérer le stress.

2. Comprendre les émotions

Identifier l’origine de l’émotion.

Demander à l’enfant ce qu’il s’est passé et ce qui l’a rendu « fâché ».

Identifier le besoin.

Demander à l’enfant ce qu’il aurait besoin pour se sentir moins fâché ? Pour le mettre sur la piste, voici quelques idées.

    • A-t-il besoin d’exprimer ce qu’il a vécu ?
    • A-t-il besoin d’entendre quelque chose ?
    • A-t-il besoin qu’on lui dise pardon ?
    • A-t-il besoin qu’on lui accorde de l’attention et qu’on soit simplement à ses côtés ?
    • A-t-il besoin de se sentir compris ou rassuré?
    • A-t-il besoin de faire quelque chose ?

Mettre en perspective.

C’est une bonne idée de demander à votre enfant si ce dont il a besoin est important pour lui. Cela lui permet de prendre un peu de recul. Vous pouvez lui demander si c’est plus ou moins important que …. de se sentir en sécurité à la maison (par exemple).

 Proposer un câlin !

Cela libère des hormones qui favorise le bien-être.

 3. A éviter :

    • Lui dire d’arrêter.
    • Crier sur votre enfant.
    • Juger l’enfant. : « C’est ridicule de se mettre dans un état pareil ! »
    • Comparer votre enfant : Mais les autres enfants n’en font pas tout un plat !
    • Ne pas essayer de comprendre d’où vient cette émotion.
    • Ne pas aider votre loulou à identifier ce dont il a besoin.

4. Ces outils ne suffisent pas ?

    Je vous conseille de prendre rendez-vous en kinésiologie. Nous pouvons alors travailler en profondeur pour libérer les émotions débordantes, enfouies ou bloquées. Un travail en kinésiologie permet de débloquer beaucoup de situations : comprendre ses émotions, comment gérer ses émotions,  comment vivre mieux les situations difficiles? Que faire au quotidien pour rendre sa vie plus légère et éviter les débordements.

     Si votre enfant n’aime pas parler, une bonne option peut être le Picture Tapping Technique. Je pratique cette approche en cabinet. Cela consiste à faire dessiner l’enfant (un gribouillis est suffisant, le dessin ne doit pas forcément représenter quelque chose). Ensuite, j’utilise l’EFT (tapotement pour libérer le stress) à partir du dessin. Cela permet à l’enfant et son inconscient de se décharger.